par Guillaume Kalb
Le prénom ELVINA , ainsi que les formes Elvyna, Elvin (m. et f.!), Elvine, Elwina) sont dérivées du prénom germanique LLOWIN/ALWIN et alors nous ne parlons pas encore de formes masculines et les variantes commençant par AL-. Le prénom signifie « noble ami » et pas, comme disent plusieurs sites français « tout et ami ». Guillaume répondait en 2014 à Jean-Pierre Loyer du 72, mais nous avons perdu le signalement.
statistiques
Le nom a été employé déjà avant 1900. De 1900 à 1928, il y avait chaque année au moins 3 ELVINA (quand il y a <3, on ne les compte pas pour les statistiques). La moyenne était de 10-11 cas par an mais avant 1980, on n’avait jamais plus de 20 cas. De 1929 à 1975 il y avait en général 3 ou 4 cas ou <3. Après 1974 il y a eu tous les ans. Il y a eu 2 années de >50 ans: 2 fois 51 cas en 1989 et 1997. Entre 1980 et 2010 il y a eu toujours 29 cas ou plus en 2011 (dernière année donnée) 23 cas. Le nom est le plus donné aux DOM/TOM p.e. en 1997 24 sur 51 cas mais même là le prénom ne figure à la 261e place du classement.
saint Allowin
Le nom vient de saint Allowin, mieux connu par son surnom BAVO ou BAVON, en Flandres abrégé à BAAF.
Le saint était surtout populaire en Belgique et Pays-Bas surtout dans les places et villes où il y a des églises lui dédiées.
En français on parle en général de « Saint Allowin de Liège ou Saint Bavon » ou « S. Allowin de Hesbaye » en néerlandais/flamand : « Saint Bavo » ou « Saint Bavo de Gand ».
Qui était cet ALLOWIN/BAVO? Il était « peut-être » selon les uns – ou « probablement » selon les autres – ou bien sans restriction ou avec doute : le fils du bienheureux Pépin de Landen (o. vers 580 – +. vers 640) et de sainte Ida de Nivelles. Si c’est juste, il était le frère de sainte Gertrude (abbesse de Nivelles, o.626 – + 659) et sainte Begge/Begga (vers 620 – 693), arrière-mémé de Charlemagne, par son mariage avec Anségise (fils de saint Arnoul) [ il fallait faire de son mieux pour ne pas être acclamé « saint » si l’on avait une haute position dans cette époque mérovingienne!! ] Cette Gertrude a comme tache spéciale « protectrice des chats » (j’aime blaguer mais ceci est vraiment vrai!).
De cet Allowin, on ne sait pas grand’chose de sa jeunesse mais il est dit qu’il a mené une vie sauvage, voire débauchée. En plus, il était violent et cruel et il vendait son personnel dont il n’était pas content comme esclave (bien que….il me semble que la vie de 90% de la population était l’esclavage ou presque-esclavage!). Disons qu’il faisait de son mieux pour ne pas être « saint ». Le changement complet est venu après la mort subite de sa femme dont on nous dévoile que 3 choses: elle était fille du comte mérovingien Adilio (sans trace!) ; son mari l’aimait beaucoup (sans que cela ne l’empêche de mener « une vie sensuelle »); qu’elle est morte subitement (chose qu’on craignait très longtemps comme on avait alors pas le temps de se confesser et de recevoir les derniers sacrements).
Bavo, alors comte de Hesbaye (= une grande région en Belgique) se convertit, il décide de ne pas se remarier. Il devient un disciple de saint Amand (évangélisateur dans la région de l’Escaut) et l’accompagna dans plusieurs de ses missions et après il devient moine. Il a donné beaucoup de ses possessions aux pauvres, a demandé au roi Dagobert de le décharger de sa fonction de comte.
Il faut savoir que Bavo et sa femme avait une fille…devenue sainte aussi. C’est Agletrudis/Adeltrudis / Adeltraud ou Egeltrudis et sa fête est le 19 mars. Je ne la retrouve pas dans les calendriers consultés. Elle est dit abbesse de Maubeuge (c’est bien une Adeltrudis mais c’est un autre jour et un autre ascendance), elle est dite fondatrice de l’abbaye de Munsterbilzen, mais non c’est sainte Landrada.
Bon, peu importe, elle a été sans doute une fille sage.
Entre temps son papa entre dans l’abbaye à Gand (qui portera plus tard son nom: Sint Baafsabdij) et après il vit quelque temps comme ermite (l’un dit 3 mois et un autre 4 ans)et il décède en 653 ou en chaque cas avant 659, probablement un premier octobre car c’est le jour de sa fête.
On n’écrit sa Vita que vers 950, donc 3 siècles après sa mort (il n’y avait pas encore les archives en ligne et plus clairement dit: il n’y avait rien d’écrit sur lui!). Comme sa soeur, il a aussi une tache spéciale en relation avec la faune. Lui, il est patron des fauconniers et c’est pourquoi qu’un faucon assis sur sa poignée gauche est un de ses 2 attributs. L’autre est une épée longue qui repose avec son point par terre et est tenue par la main droite. C’est ainsi que Bavo est représenté en statue faite par le maître du diptyque de Brunswick (Basse-Saxe), vers 1500 et aussi dans le blason de Wilrijk (province d’Anvers).
Non seulement l’abbaye à Gand porte son nom mais aussi la cathédrale de Gand lui est dédiée ainsi que la cathédrale de Haarlem (près d’Amsterdam). Il est aussi le patron de l’évêché de Gand et celui de Haarlem. Dans l’église du Vieux-Turnhout (près de frontière Hollande-Belgique) il y a quelques beaux vitraux avec des scènes de sa vie.