Anthymas, Anthime

par Catherine Piat-Marchand

N’oublions pas le libre-penseur Anthime-Armand Dubois, personnage des Caves du Vatican, sotie d’André Gide de 1914, rappelle Bernard Huet. Ce livre illustre ainsi la folie de certains engagements intellectuels, et démontre la gravité des conséquences qui en découlent.

Craon (Mayenne) vue 16 le 4 septembre 1595 baptême d’Anthymas Lochon?, fils de François et de Renée Halay parrains : Pierre le Cornu, écuyer, sr du Plessis…, capitaine du château de Craon et gouverneur de la ville, et Pierre Babin marraine : Jeanne Gouin, dame de Villeneuve

Cherrueix (Ille-et-Vilaine) 10 NUM 35078 218, vue 8 le 4 septembre 1737 baptême d’Anthime Denis Guillé, fils de Jacques, pêcheur, et de Jeanne Lembert parrain : Anthime Hirel, marraine : Jeanne Louvrier témoins au baptême, Gilles Hubert, Nicolas Lemée, Léonard Lory communiqué et commenté par Bernard Huet 

L’enfant meurt le 11 octobre

Martizay (Indre) vue 21 le 9 janvier 1838 naissance d’Anthime Augustin Cron (noté Athime en marge), fils d’Amable, aubergiste, 34 ans, et de Rose Tremavittant, 25 ans…

Le prénom Athime est attesté : il a donné le nom d’une rue à Garches (92).

saints Anthime

Plusieurs saints portent ce prénom.

saint Anthime, évêque † 303

Il est le plus connu d’entre eux. Evêque de Nicomédie, il connut la violente persécution de l’empereur Maximien qui, en 288, fit périr les chrétiens par milliers. Capturé à son tour, il connut de cruels supplices, dont celui d’être attaché à une roue qui lui brisait les membres tandis que ses bourreaux le brûlaient au passage. Il fut enfin décapité. Il est fêté le 24 avril.

Léglise de Valencisse (Loir-et-Cher) à saint Secondin/Segondin (voir Molineuf) honorant la mémoire d’un évêque berbère exilé en Italie après l’invasion de l’Afrique du nord par les Vandales. On peut s’interroger sur l’origine de la dévotion portée à quelques autres prélats lointains (Anthime, Libérat, Optat…) qui furent évêques en Turquie, en Algérie ou en Tunisie, et dont des restes présumés sont pieusement conservés dans une série de reliquaires visibles de part et d’autre du maître-autel.

saint Anthime l’Ibère † 1716

Originaire de Géorgie, il fut esclave des Turcs de longues années à Constantinople. Il y apprit le grec, l’arabe, le turc et le slavon. Une fois affranchi, il s’installa à proximité du Patriarcat pour enseigner l’art des icônes brodées et des sculptures sur bois. En 1690, il fut appelé en Valachie, apprit l’art de la typographie et de l’imprimerie à Bucarest et dans son monastère de Snagov, grâce à quoi il eut une intense activité d’éditeur et d’écrivain. Il fut mis à la tête de la typographie princière. Nommé métropolite d’Hongrie-Valachie, il fut un pasteur doux et paisible. Il organisa dans tout le pays des écoles où l’enseignement était dispensé gratuitement aux enfants des familles démunies. Il fonda le monastère de Tous-les-Saints à Bucarest, appelé actuellement monastère de Saint Anthime. Accusé par les Turcs en 1716 d’avoir intrigué pour rattacher la Valachie à l’empire autrichien, il fut aveuglé et envoyé en exil au monastère du Sinaï. Sur le chemin, il subit maints supplices de la part des soldats de l’escorte qui, finalement, le noyèrent dans un des affluents du Danube. Il est fêté le 27 septembre.

L’église orthodoxe d’Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise) est dédiée à saint Anthime l’Ibère.

saint Anthime l’aveugle † 1782

Saint Anthime l’aveugle naquit à Céphalonie, une île de la mer Ionnienne, dans une famille chrétienne. Son nom de baptême était Athanase. Il avait sept ans quand il devint aveugle de ses deux yeux, mais il recouvra la vue miraculeusement par la suite. Il fut d’abord marin comme son père, mais il préféra bientôt la vie monastique et prit le nom d’Anthime. Il séjourna vingt ans sur la Sainte Montagne, partit en pèlerinage à Jérusalem et visita de nombreux monastères. Il retourna enfin à Céphalonie et c’est là qu’il s’endormit dans la paix du Seigneur.

Il est fêté le 4 septembre : nous avons deux baptêmes du 4 septembre mais antérieurs à sa vita.

quelques lieux

Nous ne savons pas auquel de ces saints sont attachées l’église saints Anthime et Saturnin de Brommat (Aveyron) , ni celle de Chanceaux (Côte-d’Or).

L’église saint Louis de Chanceaux (Côte-d’Or) remplace une ancienne église saint Anthime. Selon Courtépée, cette église faisait partie du prieuré du même nom autour duquel se trouvait le village en 1272, situé entre Chanceaux et le hameau du Tertre. A l’époque de Courtépée, l’ancien village était déjà en ruines. L’église s’était écroulée entre 1667 et 1673, et la messe paroissiale était dite en la chapelle Notre-Dame érigée à Chanceaux ; c’est là que Louis XIV l’entendit lors de son passage vers la Franche-Comté en 1674. Il serait à l’origine de la construction à Chanceaux de l’actuelle église Saint-Louis et assista, en 1682, à sa bénédiction et à la célébration de la première messe.

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