Marcel, Marcelle

par Catherine Piat-Marchand et Guillaume Kalb

A Marcel Gekler qui fut un bon ami

Langres ((Haute-Marne) vue 44 le 27 septembre 1575 baptême de Marcel Petit; fils de Didier, bourrelier, et de Françoise parrain : Marcel Verdet hôte de l’enseigne saint Sauveur… & Arc-en-Barrois E dépôt3988 vues 65, 74 et 143 le 1 avril 1580 baptême de Marcel Chicoillier, fils de Michel et de Nicole parrain : Marcel Bidey, recteur des écoles marraine : Catherine, fille de Nicolas Monjosin? & le 5 octobre 1583 baptême de Catherine, fille de Marcel Lebel et de Jacquette… & le 14 février 1603 baptême de Marcel Odore, fils d’Edme et Nicole parrain : Marcel Chapusot marraine : Madeleine & E dépôt 3991 page 18 le 3 août 1624 baptême de Marcel Paillotte, fils de Denis et Claude de Galles parrain : Marcel Odore marraine : Claude, fille de Georges Naudin & Châteauvillain E dépôt 168 vues 2, 51 et 55 le 11 mars 1604 baptême de Nicole, fille de Marcel Rouyer et de Nicole Petit… & le 18 août 1613 baptême de Nicole Parisel, fille de François et de Mathurine parrain : Hercule, fils de Marcel Ancelot/Lancelot… & le 6 février 1614 baptême de Marcel Aliosan, fils de Mathias parrain : Marcel Aurilard, couvreur d’ardoises dmt à …? & Odival vue 12 le 26 février 1608 baptême de Marcelle Royer, fille de Jean et de Louise Mareschal parrain : Marcel Chrétiennot marraine : Marcelle Voirin, fille de feu Jean & Marac vue 88 le 18 octobre 1707 baptême de Nicolas, fils de Marcelle Jaquet, capitaine des vivres, et de Nicole Roger parrain : Nicolas Jobelot marraine : Elisabeth Maladière

En Haute-Marne, signalons l’église saint Marcel à Odival (Odii Vallis), près de Nogent. L’église d’Odival était le siège d’une cure à la collation du prieur de Tronchoy puis à celle de l’évêque de Langres.

Trôo ( Loir-et-Cher) église collégiale saint Martin E dépôt 265/2 vue 28 le 16 janvier 1652 baptême de Marcel Huron, fils de Martin et de Catherine Giraudé parrain : Joseph le Lièvre marraine : Antoinette Pilesse communiqué par Yvette Muneaux

saints Marcel

La date de baptême de notre Marcel du Loir-et-Cher, semble renvoyer au pape Marcel, mort en 310, saint patron de l’Auvergne, fêté le 16 janvier. Dauzat cite saint Marcellus, pape qui a régné de 307 à 309 juste après le grossiste en martyrs l’empereur Dioclétien (règne 284 à 305).

Dauzat nomme aussi Marcel, évêque de Paris, fêté le 1er novembre…drôle ça c’est déjà TOUSsaint alors il est au milieu d’une foule de saints anonymes!? Je commencerai par quelques phrases du site de la paroisse Saint Marcel à Paris : Notre patron n’est pas le Pape Marcel, mais le neuvième évêque de Paris. Notre église, comme notre quartier (antique faubourg Saint-Marteau), porte le nom de cet évêque de Paris, mort en 436, qui avait lui-même choisi, pour lieu de sépulture, un emplacement situé à l’angle sud que forment aujourd’hui le boulevard Saint-Marcel et l’avenue des Gobelins, en bordure de l’ancienne voie romaine.
Son tombeau devint rapidement un lieu de pèlerinage et les chrétiens de Lutèce prirent l’habitude de dire « On va à Saint-Marcel », comme on dirait : « On va à Saint-Jacques de Compostelle ». Saint Marcel demeure, avec Saint Denis et Sainte Geneviève, l’un des trois protecteurs de Lutèce. Ses reliques sont contenues dans un reliquaire placé sous la tribune de notre église.

Dauzat rappelle que le nom est dérivé de MARCUS (donc MARC) un nom romain renvoyant à Mars, le dieu de la Guerre. (Certes, Guillaume, mais il y a quand même Marc, l’évangéliste!) . Au féminin, cela donne Marceline ce qui est aussi un nom diminutif de MARCEL(L)INUS…mais aussi un pape martyr du 3e s. lequel a été enseveli vivant et contrairement à une femme aux E.U. laquelle a pu échapper grâce à sa montre Apple…lui n’en avait pas une. Van der Schaar, dictionnaire néerlandais des prénoms traite Marcel et Marcel(l)inus ensemble. Il donne aussi quelques formes féminines : Marcella, Célia, Célina, Céline, Marcellin, Marcelle. Il remarque que Marcellin€ est au fond un ‘double hypercoristique’ : Marc devient Marcel, devient Marcel(l)in.

Pour compléter qqs autres saints Marcellus :  

a. Apôtre dans la région Châlon-sur-Saône +vers 178 : on le fête le 4 sept.

En Saône-et-Loire, l’église romane Saint-Marcel est aujourd’hui la plus ancienne église paroissiale de Cluny ayant été conservée. Pourtant, cette paroisse était la troisième et dernière à se constituer à l’ombre de l’abbaye, dans un faubourg d’artisans près de la rivière Grosne et de son affluent le Médasson. Elle connut une forte croissance aux XIIe et XIIIe siècles, comme toute la ville. L’église est située à l’emplacement d’une chapelle primitive, dédiée à saint Odon, deuxième abbé de Cluny, qui existait déjà à la fin du XIe siècle. Le changement de vocable d’Odon à Marcel illustre la lente émancipation des habitants de l’autorité monastique.

Dans le même département, nous trouvons Saint-Marcel près de Châlon. La commune prit son nom d’un diacre du nom de Marcel, en lien avec les martyrs de Lyon, qui fut condamné par un gouverneur du nom de Priscus, à être écartelé en étant attaché à des arbres, flagellé, livré aux flammes et enterré jusqu’à la ceinture dans le champ d’un dieu Bacon, où il agonisa pendant trois jours et mourut le 4 septembre 177 (ou 179). Ce diacre fut vénéré et un oratoire fut dressé sur les lieux de son supplice. Puis, en 577-579, Gontran, roi de Bourgogne, voulant honorer sa mémoire, fit élever l’abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon pour y être enseveli auprès de la dépouille du saint.

b. de Tanger ou Tingris, un centurion romain lequel a été décapité pour son refus de sacrifier aux dieux romains en 298 Fête 30 oct. Il fut évêque dans l’île de Chypre.

c. Un moine, puis évêque d’Apamea martyr (brûlé vif) en 389 Fête 14 août

d. Évêque de :Die de 463 à 510. Il était poursuivi par les Ariens Fête 17 janv. (mais wikipédia dit 10-1 se basant sur les archives du diocèse) et aussi fêté le 19 avril. Saint Marcel, évêque de Die, mort en 510. D’après le site Nominis, les deux frères Pétrone et Marcel sont nés en Avignon. L’aîné, Pétrone, d’abord moine à Lérins, devient évêque de Die vers 453. Mort le 10 Janvier 463, il est devenu le patron de ce diocèse. Marcel, élevé près de son frère, en devient le diacre; puis il est choisi pour lui succéder dans des circonstances politiques difficiles, résultat des querelles ariennes. Marcel sera même exilé quelques temps par le roi arien et wisigoth, Eurice, ou par Gondebaud, roi arien des Burgondes. Il meurt à Barjols dans le Var, au cours d’un pèlerinage à Rome. Saint Ulphin, évêque de Die au IX siècle, a écrit sa vie » (diocèse de Valence)

e. Apôtre de Velay et lequel a fondé l’église à Puy au 6e s.

L’excellent site allemand ,Heiligenlexikon, nomme encore une quinzaine d’autres Marcellus [ainsi que plusieurs Marcella mais cela me semblerait un trop de bonnes choses]

La popularité en général, en France et aux Pays-Bas :

Geneanet nous montre que la popularité avant 1850 fut presque 0. La seule exception fut l’an 1631 quand le taux était 0,06% (c.a.d. 6 cas 10.000 naissances). Le maximum nous trouvons entre 1904 et 1929 : plus de 1% ce qui est bien élevé car plus d’un garçons sur 100 naissances recevait donc ce prénom. L’an max fut 1923 : 1,13% Pour la France on trouve le maximum de Marcel en 1921 13679 dans une année! Et médaille d’argent pour 1922 avec 12849 Marcel. Pour réaliser les différences: en 1900 on a registré 6.000 Marcel et en 2021 il y avait 404 garçons qui ont reçu ce prénom.

Pour les Pays-Bas nous disposons des données de 1880 à nos jours. Les chiffres accumulés de 1880 à 2014 donnent : 36.000 Marcel qui ont eu ce nom comme premier nom. Avant 1940 le prénom est presque absent. En 1952 il y a eu 110 Marcel et cela monte en flèche jusqu’en 1970. Dans cette année 1970 on a eu 2356 Marcel. Après cela descend rapidement: 1980 :722, 1990: 262 et en 2000: 63 après cela descend toujours avec l’exception de 2015 où ils ont inscrit encore 63 Marcel.

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