Melon

par Guillaume Kalb

Morangis (Essonne)                                                               vue 219                                                                              le 3 octobre 1620                                baptême de Mellon Lechellier, fils de Guillaume et d’Etiennette Tournebeuf       parrain : Mellon le Bourlier/le Bourrelier                                      marraine : Nicole Tournebeuf                                           communiqué par Anne-Marie Corréia

Melon le Bourrelier, procureur fiscal de Louans, est aussi parrain de Melon Poulin, fils de René et de Marie Gentil, né en 1618 (vue 217), de Melon Genson, fils de Jean et de Jeanne Cramoirel, né en 1610 (vue 204). Melon Froger décède en 1637 à l’âge de 10 mois (vue 158), Melon Béliard décède en 1639 à l’âge de 5 ans (vue 159), Melon Lechellier/Leschalier décède le 26 mars 1667 (vue 360)

Cergy (Val-d’Oise) 3 E 37 15 -vue 3 le 19 mars 1793 naissance de Mellon Pionnier, fils de Mellon et de Marie Antoinette Félicité Trou

saint Mellon

Je commence mon récit sur MELON. Bien plus compliqué que je ne pensais (vous verrez pourquoi!) mais incontestablement, il a vraiment existé bien que beaucoup de faits soient perdus dans l’ombre de l’Histoire ou transformés en « faits légendaires ».

C’est un saint vraiment intéressant pour plusieurs raisons. Premièrement, il faut noter que sa vie accentue encore une fois de plus la relation étroite entre le Pays de Galles et la (petite) Bretagne. Il y a beaucoup de confusion autour de saint MELON, MELLON, MALON, MELAINE, MEL(L)ONIUS. Je me limite aux spéculations autour de ces différentes personnes….qui partiellement peuvent être parfois « 2 personnes en 1 ».

Saint MELLON est né près de Cardiff (P.de G.) où il y a encore un quartier Saint-Mellon (vers 230?) Il part à Rome pour payer tribut à l’empereur. Arrivé là, il vient en contact avec le pape Etienne I (pape, ou plutôt « évêque de Rome », de 254 à 257) qui le convertit et le baptise. Il ne retourne pas dans son pays natal mais reste en Gaule. Il devient, bien que légendaire…quand même à peu près probable, le premier évêque de Rouen vers 260. Il y décède le 22 octobre 311. Sa fête est donc aussi le 22 octobre.

Il est peut-être enterré dans la crypte saint GERVAIS qui date du 4e siècle. Son successeur est saint AVIT. Une église lui est dédiée à Thiédeville (mi-route entre Rouen et Dieppe) et il y a une abbaye de Saint-Melon à Pontoise (nord de Paris). Les revenus de cette abbaye sont, sur ordre du roi français vers la fin du 12e siècle, donné au diocèse de Rouen. Au Pays de Galles, il y a aussi une église pour lui dans la paroisse de Llandaff où il est nommé en général saint MELAINE.

Saint Melon est cité dans un très grand et long poème écrit par Michael DRAYTON (1563- 1631), ami de William Shakespeare. La publication a commencé en 1612 et en 1622 suivaient les 12 tomes suivants. Il décrit la Topographie, Traditions et Histoire de l’Angleterre et du Pays de Galles. Il dit que S.MELON était bien dans les premiers chrétiens bretons qui évangélisent. Il parle aussi qu’il allait « à ROAN »(= Rouen ou en latin « Rotomagus »). Le titre de cette oeuvre est POLY-OLBION (on s’attendrait à ALBION mais non, c’est OLBION, peut-être un nom plus vieux?). 

Il y a souvent confusion avec un saint MELLONIUS qui fut évêque de Troyes de 390 à 400. Confusion aussi avec un évêque de Rennes, saint MELAINE/MELANIUS, évêque de 505-530, fêté le 6 janvier. Surtout dans la région sud-ouest de Quimper, il y a encore des traces:  une statue dans l’église saint BOSCUAT (un autre évêque) à Tréogat, dans l’actuelle paroisse de Plovan. Là il y avait aussi une ancienne chapelle saint MELON, disparue maintenant et dans les contes régionaux, il y a encore l’histoire  « Le lièvre insaisissable de la Chapelle de Melon » .Ce même S.MELON a aussi une église à Plomelin (Finistère aussi)

Quant à la commune Saint-Malon-sur-Mel en Ille-et-Vilaine, son nom est dérivé de saint MALO

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