Balsème, Baussange

par Guillaume Kalb et Catherine Piat-Marchand

Balsème faisait partie des articles que nous ne pouvions faire paraître. « Pas un seul morceau de mouche ou de vermisseau », je veux dire pas de Balsème en Haute-Marne ni en Mayenne.

Les saints céphalophores sont mes saints préférés, et c’est le cas de saint Balsème alias Baussenge, honoré dans l’Aube, à Ramerupt, 12 kms d’Arcis-sur-Aube (Aube) et 35 kms de Droyes (Haute-Marne). On trouve une rue Saint-Balsème au Chêne (10700) à 9,5 km à l’ouest de Ramerupt. Donc entre Arcis et Ramerupt.

Les autres variantes du prénom sont : Balsesme, Baussange, Bausisange.

Saint-Nabord-sur-Aube (Aube) 4E35401 vue 11 le 16 mars 1585 baptême d’Antoinette, fille de Baussange Perrière & Arcis-sur-Aube 4 E 00601 vue 73 le 19 juillet 1622 baptême de Balsème Marcel, fils de Grégoire et de Marguerite parrain : Balsème Ingrat marraine : Marie Vincent & vue 81 le 18 septembre 1624 baptême de Balsème Mauclerc, fils de Claude et de Madeleine Very parrain : Baulsange Ingrat marraine : Marie Very & le 24 août 1629 naissance de Balsème de Han, fils de Charles et d’Anne N parrain Balsème/ Baussange Ingrat marraine : Charlotte des Guerrois

Balsème Ingrat est l’époux de Marie des Guerrois dont deux fils naissent en 1631 et 1633. Il est parrain aussi en 1630 de Balsème Papillon, fils de Nicolas et de Marie N. (vue 95) : il est donc la source de 4 autres Balsème.

saint Baussenge

Le plus site le plus détaillé est celui-ci d’orthodoxievco.net : Saint Baussenge ou Balsème, diacre d’Arcis-sur-Aube, martyr vers 407.

Il est né à Limoges selon les uns ou à Bourges selon les autres. Quand il est diacre, il part de sa ville natale pour se rendre à Troyes dont il connaît l’évêque : Aurélien qui lui indique Arcis-sur-Aube. Il y construit une chapelle avec une cellule où il habite.

Sa fin vient en 407 quand les Vandales et autres barbares rôdent dans ces régions. Lui ne fuit pas mais s’avançant vers un groupe, il leur reproche les méfaits commis, ce qui ne leur plaît pas tellement. Ils le rouèrent de coups, expérimentèrent différentes tortures et finirent par lui couper la tête. Cela se passait le 16 août qui devint donc le jour de sa fête mais Nominis ne le cite pas.

Le rideau est tombé? Non, Balsème connaît alors une belle promotion : il devient céphalophore! (comme saint Denis). Et le voilà parti en tenant sa tête dans les mains. Au lieu de rester bouche bée, les barbares le prirent et le jetèrent dans un puits profond, murèrent et recouvrirent le puits.

Si je comprends bien, la vénération n’a que vraiment démarré qu’au VIII/IXème siècle, et la translation de ses restes à la chapelle eurent lieu le 26 août 960. Quelques années (ou siècles?) après une dame aveugle de Limoges recevait une vision et le bon conseil céleste d’aller ‘sur les lieux’ de crime. Elle fit creuser le puits, et frotta ses yeux avec l’eau du puits et …pouvait lire son journal sans lunettes (little joke!).

J’ai trouvé aussi que cette source se trouve au hameau Saint-Pierre à Arcis-sur-Aube, et le puits pas loin de la route qui mène à Chalons-en-Champagne.
Il y a encore qqs détails dans le livre « Topographique, Historique de la ville et la diocèse de Troyes « de Jean-Charles Courtalon-Delaistre, p.462. Publié en 1784. Là il est question d’une fontaine de bouillonnement. Il y a eu longtemps un pèlerinage à ce puits: le lundi de Pâques et le 16 août comme offrande « on donnait un liard » cela veut donc dire une (ancienne) pièce d’argent qui ne valait pas beaucoup.
On peut trouver encore plus chez J.P.FINOT « Saint Baussange, dans l’Arcisien », 1865 et chez J.DURAND « Enquête de A.Beury, dans l’Indépendant de l’Aube, août 1951 »  

La chapelle est devenue un prieuré qui changea de nom : Notre Dame. Il paraît que la chapelle dépendait de l’abbaye de Marmoutier (près de Tours) [ ça fait quand même 350 km!!).

* voir le site www.jschweitzer.fr/la-religion/saints-de-l’aube/saint-baussange 

Il y a un autre saint avec lequel « notre » BALSÈME fut parfois confondu mais comme lui, tout aussi oublié : saint Basle (de Verzy), article auquel nous renvoyons.

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